Ce soir, j’ai peur; peur d’avoir montré un monde irréel à mon fils pour l’avoir trop couvé. Je crois que c’est ce qu’on fait mes parents,et je suis devenue bipolaire.Bien sur, c’est peut -être pas trop tard pour mon fils…….Quelle angoisse , cette maladie…….A qui la faute ?
Ou est l'erreur ? Elle est bien quelque part .......je voudrais , ce soir, que tous les bipolaires soignés viennent me consoler.........
Le monde n’est pas tel qu’on veut qu’il soit, et il ne sert à rien de l’inventer meilleur pour ses enfants ,il faut former les enfants au monde,c’est la seule solution,la difficulté de l’éducation est là, mais il ne faut s’y dérober.
Peut-être que travailler les qualités des le plus jeune âge dans des écoles, reviendrait à trop uniformiser le monde mais quelle prévention magnifique cela pourrait être !
Je pense encore à moi, malade mentale,je n’ai pas su doser ma prise de bien être en ce monde mais je suis de plus en plus persuadée que mon seuil de bonheur était irréalisable.J’ai été trop adulée dans mon enfance,j’avais besoin de forcer l’admiration, constamment,surtout celle de mon époux,et je n’en avais pas les moyens.Pourquoi ne pas penser à des écoles du mental pour les malades ? Est ce trop tard, alors ?
Le travail sur le plaisir est la clef de la réussite mentale,il amène un travail sur toutes les autres qualités humaines parce que le plaisir est le moteur de la vie,savoir le maitriser , le mener sur le long terme est une garantie de bonheur.Il me semble que c’est le meilleur moyen d’aider les malheureux de ce monde ; Pourquoi ne le fait -on pas ? Qu’attend t-on ? C’est dans l’éducation que les maux commencent,sans stéréotyper les esprits, ne peut -on pas cerner les enfants qui risquent d’avoir des problèmes ? Amener les psychologues dans les classes pour rectifier les défauts générateurs de maladies ?
J’ai toujours eu des difficultés à faire des choix,aujourd’hui , c’est pire,je dois me refaire une personnalité,retrouver des affinités particulières,je m’y force car, en fait, je trouve des excuses à tout le monde,même à mes “soi disant” ennemis .Je ne peux pas à la fois, être pour et contre une opinion.Si, je veux être une personne à part entière,il me faut choisir “mon camps”, mais quel est -il ?
J’ai besoin de tout le monde,quand je suis avec des riches, les pauvres me manquent,avec des “BCBG”,les vulgaires me manquent,les extravertis me font regretter les introvertis……Il va bien falloir que je me satisfasse un jour ou l’autre, de la condition humaine.Pourquoi sommes nous tous si stéréotypés,pourquoi ne pouvons nous pas être tout à la fois,en fonction de l’instant et de son opportunité?
J’ai besoin de reconnaissance,d’appartenance, un jour , je trouverai mon milieu,s’il existe,mais je ne l’inventerai plus sinon ,je resterai seule.
C’est bien moi,j’ai toujours le même corps,plus corpulent,mais les traits sont là.Je suis traumatisée,certes par le “moi” intérieur qui s’est révélé,cette inconscience ,dont je n’avais pas conscience avant,qui était tapie au plus profond .Celle que nous avons tous en nous,et qui se tait,ou du moins parle si peu, en bribes vite rabrouée.Le “moi” que tout le monde connait est celui de mon éducation,mais j’ai compris qu’il ne me satisfaisait pas complètement…..Il y avait une poussière dans le rouage ,venait -elle de moi ? De mon milieu ? Du décalage entre mon ancien environnement et mon nouveau ? De tout ça, en même temps ? Surement.
En tout cas,je travaille du mieux que je peux,je suis toujours présente dans le tissus social,maintenant,je participe au restos du cœur pour aider les malheureux, certes, mais aussi pour réhabiliter mon estime ,j’en ai besoin ,elle a bien souffert.Je me cherche encore,est ce mon lot de me chercher toujours ? Mon aventure laisse pantois,je ne suis plus la même,mes valeurs ont changé,tant de choses me semblent dérisoires et pourtant il faut bien que la vaisselle soit faite……Je ne sais pas ce que je vais devenir,je m’accroche à mon métier et puis on verra …
Je le déserte,et pourtant,il y a toujours des visites……..pourquoi ne laissez vous pas de commentaires ? Pouvez vous me dire ce que vous y trouvez ? Si vous êtes un proche ? J’avoue que la curiosité me pique.
SUIS-JE UN MONSTRE INTÉRESSANT ?
Merci à ceux qui répondront à mon appel . Vous pouvez bien sur rester anonyme.
Si ce n’est pour constater mon évolution, ce blog n’a plus beaucoup d’intérêt,il est bien sur le reflet de ma maladie mentale et traine le poids de mes souffrances passées.
Je me reconstruis, j’apprends à ignorer ceux qui m’ignorent,ceux qui me dénigrent sans les dénigrer.Les gens ne sont pas tous en état de comprendre ce qui m’est arrivé.Je fus aux portes de l’enfer mental,en passe de perdre tous mes acquis,privés, professionnels, jusqu’à ma dignité.Les valeurs ne sont plus,alors les mêmes que tout un chacun, la panique s’empare de nous,et tout est bouleversé.Qui peut comprendre ? Si, ce n’est celui qui a vécu de pareilles souffrances.Je pardonne à tous ceux qui ne me pardonnent pas mais je sèche les larmes qu’ils me tirent.
Aujourd'hui,j'ai encore des amis, des clients,ils sont plus rares mais aussi plus précieux. Ma famille est encore là,elle a vécu ma guerre,et y a survécu.MERCI
Je clôture presque ce blog,j’ai besoin d’être dans l’action,et l’humilité comme dit Christophe André,je ne suis pas sa patiente mais il me soigne par “blog interposé”.J’ai plein de choses à faire,de perfectionnements à trouver, dans tous les domaines,surtout dans mon cher travail d’infirmière, pour mes chers malades.Je suis en réinsertion, de la vie réelle,débarquée de la prison de mon cerveau, moins jeune,moins belle, moins insouciante,mais enfin tournée vers les autres plutôt que vers moi,à la recherche de compétences, seule porte de sortie vers le bonheur pour oublier mon malheureux passé.
Puisque je parle de l’effet placebo,de la capacité de l’esprit à forcer le corps, alors, je dois le prouver.C’est Christophe André qui m’y amène,avec son article sur les narcissiques ,dont je fais partie sans contexte puisque je me “masturbe” avec ma maladie sans cesse dans ce blog…….JE DOIS ARRÊTER D’EN PARLER ! L’OUBLIER.Et pas un peu, complètement.Penser plus aux autres,et vivre.
J’étais trop fière pour devenir folle ? Et bien je fus folle,et je ne suis plus fière.C’est pas une histoire sans fin,c’est pas une raison pour tourner en rond,avec les mêmes idées dans un blog,et se lamenter; JE NE VEUX PAS ME COMPLAIRE DANS MES LAMENTATIONS.
Et pourquoi personne ne m’y a fait penser avant,pourquoi tant de passages sur mon blog, et pas un commentaire ? Suis je si égocentrique ? Je vais vivre maintenant,parler moins et vivre plus.En prouvant que la volonté peut avoir l’emprise sur la maladie.En gardant mon traitement,si petit soit -il,preuve, de mon désir de conscience.
Mon travail va bien,je suis satisfaite de mon redressement,physique et moral. J’ai vu la misère de près,j’ai cru que j’allais tout perdre, j’aurais tout donné pour ne rien perdre………même mon honneur.Je donnerai toujours la pièce au mendiant quand je pourrai……….Ma vie prend un nouveau virage, je vais arrêter de me tourner sur moi-même, Et VIVRE.
J’ai été accro à mes délires , plus ou moins prononcés, pendant des années, comme le drogué l’est de sa drogue.Ainsi, je menais la vie que je désirais, pouvoir imaginer ce qu’on veut et réussir à y croire; n’est ce pas fantastique ? Bien sur, c’est aussi formidable que c’est affreux, lorsque la réalité resurgit , et elle le fait toujours, pour vous dire votre folie.Incapable de changer une vie qui me décevait,c’était le seul moyen…..N’est ce pas là, la clé du mystère ? La raison de toutes les déraisons ? Ne faudrait -il pas, pour enrayer le problème à la base, aidez les délirants à changer leur vie ? A la rendre plus attractive, afin que les délires soient surpassés par la réalité.SURPASSER LES DÉLIRES est impossible, car ils sont faits de nos rêves, du moins ils mettent en jeu des situations capables d’enrayer nos peurs dans un premier temps, puis lorsque cela est fait,en tout cas pour ma part,on se dirige vers la réalisation de tous nos espoirs.
C’est une opération de tous les désespoirs,lorsque se tourner vers autrui n’a plus de sens,ni même vers la réalité,lorsqu’on y sent plus sa place et qu’alors on se réfugie dans sa tête, à la recherche de sa propre solution,qui renie toutes les autres.C’est vraiment une mort psychique,puisqu’on perd son identité vis à vis des autres,on perd sa conscience et ses règles apprises depuis le plus petit âge.Mais, le pire,c’est que c’est un refuge interdit,dangereux,dont on vous extirpe pour vous mettre au rebuts, certes, mais quelle autre solution ?
Refuser les délires, reprendre courage, espoir en la vie réelle,et accepter un traitement, aussi léger soit -il,il fera un double effet, l’effet placebo.N’oublions pas, que nous sommes très subjectifs,que nous pouvons entrainer notre cerveau dans nos désirs, alors avec le désir de se soigner……le soin est bénéfique, avec moins d’effets secondaires si la dose est adaptée, ajustée aux besoins du malade.Je pense que les dosages sont souvent trop importants, et qu’il vaut mieux une dose moindre qu’on respecte, plutôt qu’un refus de soin. En tout cas, c’est ce qui m’a sauvée, merci à mon psy.qui m’a suivie, m’a comprise.
Je dis ” folie “,entre guillemets parce que ce mot prend des sens différents en fonction de l’approche que l’on a de la maladie mentale.Je viens de me rendre compte que ce mot n’a plus pour moi, une connotation désagréable,voire insultante,contrairement à la majorité des gens,et c’est dangereux……..parce que je banalise la folie ,j’en parle librement,sans me souvenir de la douleur de sa prise de conscience. JE NE DOIS PAS OUBLIER QUE LA FOLIE EST TABOU ET QUE PERSONNE NE VEUT AVOUER SA FOLIE,QUE C’EST TRÈS DIFFICILE DE L’ACCEPTER ET DONC,QUE JE NE DOIS PAS IMPOSER CETTE DIFFICULTÉ AUX AUTRES.
Et, pourtant,lorsqu’on commence à l’accepter,on devient raisonnable,on n’est plus fou.Comme c’est compliqué, comment puis -je aider les malades mentaux dans ces conditions ? Je ne peux pas rester insensible,je ne peux pas ” ne rien faire “,je suis une malade mentale , moi-aussi,et je sais , je suis sure maintenant que ce n’est pas insultant, ni pour moi, ni pour les autres.Des temps meilleurs viendront,et le grand public comprendra alors la maladie mentale, et avec cette compréhension,le soin viendra aussi, non plus palliatif,mais curatif.
En attendant, il faut faire confiance aux chercheurs, pour trouver de meilleurs traitements, moins fatigants et aussi, de meilleures psychothérapies, je ne doute pas qu’avec la connaissance du cerveau , la maladie mentale soit totalement enrayée.
Je vais éviter les mots qui fâchent, tant ils sont douloureux,tels que “folie”, ” maladie mentale”,tant ils sont imprégnés d’un vilain passé, me souvenir de celle que j’étais avant mon acceptation de la folie,pour me rappeler d’éviter aux autres,les souffrances que j’ai endurées,mais, c’est la mort dans l’âme, car, je sais,qu’ils ne pourront s’en sortir qu’avec la même prise de conscience que je voudrais tant les aider à prendre.Je ne suis pas une professionnelle psy ,il me faut donc être prudente, même si j’éprouve une énorme compassion pour les malades psy.
Paris, 26 septembre 2007
L’imagerie cérébrale révèle les mécanismes du passage de l’inconscient au conscient
Une équipe CEA-Inserm de NeuroSpin(1), en collaboration avec le CNRS, s’est intéressée à la transition entre perception non consciente et consciente. Dans une étude publiée le 25 septembre dans la revue Plos Biology, elle a montré que la perception consciente, qui aboutit à la conscience visuelle, survient autour de 270 millisecondes après la présentation d’un stimulus et qu’elle est précédée de plusieurs étapes neuronales non conscientes que les chercheurs ont réussi à caractériser avec précision.
Quel est le rôle du cerveau dans la perception consciente ? Comment réagit-il lorsque le seuil de conscience est franchi ? Couplées à une expérience de psychologie expérimentale, les techniques de neuro-imagerie au CEA ont permis de faire avancer la connaissance de ces processus.
Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont proposé à des volontaires sains deux stimuli, le premier (un chiffre) constituant une cible ; le second (plusieurs lettres), jouant le rôle de masque visuel, qui empêche de percevoir le premier stimulus. Il est apparu que la perception du premier stimulus dépendait du délai de présentation entre les deux stimuli. Lorsque les présentations sont quasi simultanées, le premier stimulus n’est pas perçu ; il demeure, en quelque sorte, « invisible ». Ainsi, plus le délai entre les deux présentations s’allonge, plus le sujet perçoit le premier stimulus. Les chercheurs ont alors pu évaluer le seuil d’accès à la perception du stimulus (« conscience visuelle ») et étudier quels changements d’activité cérébrale accompagnent le franchissement de ce seuil.
Le recours à l’electro-encéphalographie de haute densité, qui mesure au niveau de la surface du crâne l’activité électrique cérébrale, a permis d’observer deux phases distinctes dans le décours de l’activité du cortex. Lors de la première phase, qui survient avant 270 ms, sont activées les régions cérébrales postérieures associées à la reconnaissance des stimuli visuels. Cette activation peut survenir en l’absence de toute perception consciente (traitement « subliminal »). Dans la seconde phase, après 270 ms, lorsque la perception des stimuli devient consciente, les régions plus antérieures du lobe frontal et du lobe pariétal sont mobilisées pour la propagation et l’amplification de cette activité cérébrale.
Ces travaux pourraient permettre de mieux comprendre les mécanismes neuronaux à l’origine de certaines pathologies qui semblent associées à un déficit des processus conscients, comme l’a récemment démontré cette même équipe pour la schizophrénie(2).

La figure permet de visualiser au niveau du cortex cérébral les deux étapes impliquées dans la perception visuelle :
1) une première étape localisée au niveau des régions cérébrales postérieures (courbes les plus à droite) correspondant à l’augmentation progressive de l’activité lorsque le masquage diminue.
2) une deuxième étape plus tardive, caractéristique des régions frontales, montrant une augmentation brutale (non-linéaire) de l’activité lorsque le stimulus devient visible. Cette étape est également caractérisée par une amplification au niveau des régions postérieures de l’activité liée à la première étape.
Notes :
1) Plate-forme de neuro-imagerie en champ intense, basée à Saclay, qui fait partie de l’Institut d’imagerie biomédicale (I²BM) du CEA.
2) Del Cul, A., Dehaene, S. and Leboyer, M. Preserved subliminal processing and impaired conscious access in Schizophrenia. Archives of General Psychiatry, (2006) Dec; 63(12):1313-23.
Références :
A. Del Cul, Baillet, S. Dehaene, Brain dynamics underlying the nonlinear threshold for access to consciousness, Plos Biology, (2007) Sept.25.
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